A l’occasion de la semaine Ville et Handicap du 15 au 17 Novembre je vous propose un focus sur l’accessibilité des sites internets. Rassurez vous, pas de blabla technique :)
consultez le programme des 3 ème rencontres ville et handicap ici : http://tinyurl.com/covozww

Etat des lieux : Les personnes en situation de handicap c’est qui ?

Les personnes handicapées représentent de 6 à 10% de la population…

Aveugles…malvoyants…sourds…malentendants…personnes en fauteuil, personnes ayant des difficultés de  marche … avec cannes ou béquilles… personnes ayant des déficiences cardiaques, pulmonaires, respiratoires, intellectuelles… personnes de petite taille, de grande taille… personnes âgées …femmes enceintes…. parents avec  poussette,  caddie, ou portant des objets lourds et encombrants… : chacun d’entre nous peut, à chaque moment de sa vie, être confronté à un problème d’accessibilité, de manière durable ou momentanée, en raison de son âge, d’une maladie ou d’un accident.

Ainsi près de 42% de nos concitoyens sont concernés, à des degrés divers par l’accès aux informations.

- 1,5 millions de personnes malvoyantes
- 60 000 aveugles
- 3,5 millions de personnes malentendantes
- 450 000 atteintes de déficience auditive sévère ou profonde
- 850 000 d’un handicap moteur isolé
- 1,4 millions de personnes atteintes d’un handicap moteur associé à d’autres
déficiences.
- Le rapport Charzat 5 estime à 600 000 les personnes atteintes d’un handicap psychique.

 Illustration des conseils d'accessibilités

Ce que dit la loi Française :

Le défi de l’accessibilité pour tous

La loi du 11 février 2005  a institué le principe de l’accès à tout, pour tous.

Elle vise, tout à la fois, le cadre bâti, les transports collectifs, les espaces publics, les moyens de communication, la chaîne de déplacements, qu’ils soient neufs ou anciens, avec une échéance fixée au premier janvier 2015.

Des interrogations diverses reflètent l’appréhension des professionnels et des donneurs d’ordre face à de nouveaux défis. Dans ce contexte il nous importe de ne pas faire abstraction de la réalité de notre société et ignorer les attentes indiscutables de tous nos concitoyens handicapés.

Un consensus sociétal

La loi du 11 février 2005 a renforcé ces dispositifs, en imposant une obligation de résultat et une échéance de réalisation.

Elle a également pris en compte les besoins de tous les types de handicap. Notre société a pris conscience que l’inaccessibilité de l’environnement est une cause de handicap et un facteur de discrimination pour une large partie de la population.

Car, si 10% de la population est atteint d’un handicap permanent, plus nombreux sont ceux qui se trouvent en situation de handicap temporaire. Sans oublier que 25% de la population aura plus de 60 ans à l’échéance de 2015 et déjà aujourd’hui, 74% de cette tranche d’âge a une déficience qui ne cessera de progresser. Désormais, nul n’échappe à ces perspectives, soit directement en raison des accidents de la vie courante, des maladies ou du vieillissement, soit indirectement par un proche qui connaît ou connaîtra des phénomènes de dépendance, effet de l’allongement de l’espérance de vie.

L’objectif est de faire du principe de l’accès à tout, pour tous, un concept de droit commun appliqué sur les sites publics.

Le WCAG 2.0

Les Règles pour l’accessibilité des contenus Web (WCAG) 2.0 présentent un large éventail de recommandations qui rendent les contenus Web plus accessibles.

Suivre ces règles rend les contenus accessibles à une plus grande variété de personnes en situation de handicap, incluant les personnes aveugles et malvoyantes, les personnes sourdes et malentendantes, les personnes ayant des troubles d’apprentissage, des limitations cognitives, des limitations motrices, des limitations de la parole, de la photosensibilité et les personnes ayant une combinaison de ces limitations fonctionnelles. Ces règles rendent aussi les contenus Web souvent plus faciles d’utilisation aux utilisateurs en général.

Les critères de succès des WCAG 2.0 sont écrits sous la forme d’énoncés testables qui ne se rattachent pas à une technologie particulière. Des consignes sur la façon de satisfaire à un critère de succès spécifique pour une technologie particulière ainsi que de l’information générale à propos de l’interprétation d’un critère de succès sont données dans des documents distincts.

Voir Vue d’ensemble des Règles pour l’accessibilité des contenus Web (en anglais) à titre d’introduction et suivre les liens vers la documentation technique et pédagogique sur les WCAG.

Les WCAG 2.0 remplacent les Règles pour l’accessibilité des contenus Web 1.0 (en anglais) [WCAG10] qui ont été publiées comme Recommandation du W3C en mai 1999. Bien qu’il soit possible de se conformer aussi bien aux WCAG 1.0 qu’aux WCAG 2.0 (ou aux deux), le W3C recommande que les nouveaux contenus et les contenus mis à jour utilisent les WCAG 2.0. Le W3C recommande aussi que les politiques d’accessibilité se réfèrent aux WCAG 2.0.

Les limites de ces standards

-La catégorisation des handicaps peut être floue

-Les seniors ont des particularités non prises en compte

-Les handicaps cognitifs sont des cas peu traités

-La culture du web et l’illettrisme qui sont des difficultés inhérente au web

L’improbable site web 100 % Accessible.

Une histoire de compromis

- Le premier problème est souvent liée au fait qu’une solution pour une typologie de handicap engendre potentiellement un problème pour un autre type de handicap.

- Le deuxième c’est que les utilisateurs sont rarement consultés sur leurs usages, leurs outils, leurs perceptions. 

- Le troisième c’est qu’une fois la mise en oeuvre technique des standards il y a un manque de contenu adapté aux attente du public. (Par exemple, un listing de tous les lieux accessibles aux personnes en fauteuil…)

La technologie

Bannir les PDF d’avant la version 5 d’Acrobat, il était impossible de créer des documents PDF accessibles

Bannir le flash pour se concentrer sur les ARIA (Médias riches accessibles)

RIA:
Internet, interaction, rapidité, réactivité
Ergonomie, confort de navigation, même à bas débit
Flash, javascript, PDF…
ARIA:
Javascript (GWT, YUI, jQuery…)
Langages script (Flex, Adobe AIR, Silverlight…)

Le futur technologique… (merci les chercheurs)

Le web sémantique !

Il s’agit de techniques qui permettent de décrire un éléments du web tels que les vidéos, des documents, des photos, des articles.

Avec la mise en place d’outils capablent d’analyser des photos, des vidéos, des textes et des documents de manière autonome, nous pourrions imaginer sous titrer une vidéo à la volée…  produire un descriptif complet du contenu d’une vidéo de manière automatique etc…

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